DEPUIS LA CREATION JUSQU’AU DELUGE, Ciiap. I. 95
Frat , qu’est composé le nom à'Euphrate. L’autre Opinion, qui forme ce Année cfunom de la conjonction de-sraí avec la particule précédente à, dans le Texte Monde 1.Hébreu , est absurde, en ce qu’elle suppose que les Grecs n'on t connu cette Avant j„ c.Rivière, qu’en lisant dans les Ecrits de Moyse le passage relatif à la situa- 430;i 'tion à'Eden. Sect. I.
Les Peuples Orientaux donnent le nom de Paradis à dissérens endroits, Séjourplutôt à cause de l’agrément de leur situation, que de la persuasion où ils á'Eden.sont qu’aucun d’eux ait été le Paradis d'Adam,que les Mahométans en par •'rushesticulier croyent n’être point fur la Terre, mais dans le septième Ciel (a), paradis.Quelques anciens Perses , les Manichéens , & d’autres Hérétiques, le plaçoientdans le Soleil. D’autres ont soutenu qu’il n’y a point de Paradis à présent,maisqu’aprèsla Résurrection la Terre sera renouvellée, & changée en Paradis(1 b ): Opinion qui semble supposer que toute la Terre, avant la malédic-tion prononcée contre elle, n’étoit qu’un vaste Paradis (c). Les Paradisterrestres dont les Arabes & les Persans font mention , font, 1. La Plainede Damas, qu’ils apellent al Ganta. 2. Obolla , Village en Irâk, fur la Bran-che Occidentale du Shat al Arab, où il y a des Jardins délicieux. 3. ShebBawân , Endroit en Fars , ou Perse proprement dite, situé fur la Rivière Ni-lâb , près de Nubendijan. 4. SogdSatnarcand, ou la Vallée de Samarcande (d). 5.
Gangdiz, ou le Château du Gange , nommé aussi Beehishti Gang, ou le Paradisdu Gange, Arîm ou Arìn , & Kubbat al ard , ou le Sommet de la T erre. 6 . Jam-gherd. Mais ces deux derniers endroits font imaginaires, & supposés être situésà l'Orient de la C/à, au milieu de la Mer, où le Cercle du Zodiaque & celuide l’Equateur s’entrecoupent exactement au 180. degré de Longitude desIles Fortunées (ou Canaries ) où ils placent l’autre intersection. Par où il pa-roi t que ces deux endroits ont été honorés du nom de Paradis, à cause qu’ilsfont placés fous l’interfection de l’Equateur A de l’Ecliptique: situation quidoit rendre l’air de ce séjour parfaitement tempéré, à ce que s’imaginentceux dont nous parlons. Les Indiens mettent leur Paradis terrestre dansle Pays de Casimir, près de la source du Gange; & cela, non seulementà cause de la beauté des Pays qui composent ce petit Royaume (*), prin-cipalement quand on les compare avec d autres Pays des Indes plus méri-dionaux, - mais aussi parce que le Gange (Fleuve sacre dans leurs idées) ya fa source (f). Mais, de toutes les Traditions Orientales , la plus univer-selle est, que le Paradis étoit en Sérendib, ou plutôt Sélandiv *, c’est-à-dire l’Ile de Sélan , ou, comme on l’apelle d’ordinaire , Ccylon ou Zei-lan (§) J. Les Auteurs Arabes font aussi mention de plusieurs autres Para-
fa) Marac. m Alc. p. 24. (I) D’Herbelot p. 361 & 37 ^*
(A) Supra p. 53. (e) Bernier.
(c) Hyde, de Rel. Ver. Pers. c. XXXIII. T) Hyde, ubi sup. c. X.p. r/a. &c,p. 400. (§) D’Herbelot ubi sup. p. 37 °.
* Div signifie une He dans la Laugue des Malabar es.
•J- II est étonnant que Mr. Le Clerc prenne Sérendib P° llr Madagajcar (r).
(1) Comment, in Gcn. VIII. p. 72 , .
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