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Tome premier.
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« LIVRE I.

pu , *lès son entrée à Vilna , proclamer ouver-tement la libération de toute la Pologne , aulieu de tromper son attente, de létonner , delattiédir par des paroles incertaines.

Cétait pourtant un de ces points saillans qui , dang toute affaire de politique comme deguerre , sont décisifs , auxquels tout se ratta-che et sur lesquels il faut s'opiniâtrer. Mais,soit que Napoléon comptât trop sur lascendantde son génie, sur la force de son armée et surla faiblesse dAlexandre; ou quenvisageant cequil laissait derrière lui, il crût une guerre silointaine trop dangereuse à faire lentement etméthodiquement ; soit, comme lui-même va ledire, incertitude sur le succès de son entre-prise, il négligea ou nosa point encore se dé-cider à proclamer la libération du pays qu'ilvenait affranchir.

Et cependant il avait envoyé un ambassa-deur à sa diète. Lorsquon lui fit observer cettecontradiction, il répliqua « que cette nomi-» nation était un acte de guerre , qui ne len-» gageait que pour la guerre, tandis que ses» paroles lengageraient et pour la guerre et« pour la paix. » Aussi ne la-t-on entendurépondre à lenthousiasme lithuanien que pardes paroles évasives, tandis quon la vu atta-quer Alexandre corps à corps jusque dansMoscou .

11 négligea même de nettoyer les provincespolonaises du sud des faibles armées ennemies