i2 LIVRE I.
de Frédéric et de son ministre Haugwitz leurrésistait, quand la violation du territoire prus-sien vers Anspacli, par le passage d’un corpsfrançais , exaspéra tellement toutes les pas-sions, que leur cri de guerre prévalut.
Alexandre était alors en Pologne ; on l’ap-pelle à Potsdam ; il y court, et, le 3 novem-bre 1 8o5 , il engage Frédéric dans la troisièmecoalition. Aussitôt l’armée prussienne s’éloi-gne des frontières russes , et M. de Haugwitzse rend à Brünn pour en menacer Napoléon .Mais la bataille d’Austerlitz lui impose silence ,et, quatorze jours après, l’habile ministres’étant agilement retourné vers le vainqueur ,signe avec lui le partage des fruits de la vic-toire.
Cependant Napoléon dissimule son mécon-tentement ; car il a son armée à réorganiser,le grand-duché de Berg à donner à Murat sonbeau-frère , Neufchâtel à Berthier, Naples àconquérir pour son frère Joseph, la Suisse àmédiatiser , le corps germanique à dissoudre,la confédération du Rhin à former ; il veuts’en faire déclarer protecteur; changer en unroyaume la république hollandaise et la don-ner à son frère Louis ; c’est pourquoi, le 1 5décembre, il a cédé le Hanovre à la Prusse,en échange d'Anspach, de Clèves et de Neuf-châtel . j ...
D’abordda possession du Hanovre séduisitFrédéric ; mais, quand il fallut signer, sa pu-