CHAPITRE II. i3
de ur hésita ; il ne voulut accepter cette pro-vince qu’à demi et comme un dépôt. Napoléon ne put concevoir une politique si timide.« Ce prince, s’écria-t-il, n’ose donc faire ni» la paix ni la guerre ? Me préfère-t-il les An-» glais ! est-ce encore une coalition qui se” prépare? méprise-t-on mon alliance? » Cettesupposition l’indigne, et , le 8 mars , par unnouveau traité , il force Frédéric à déclarer laguerre à l’Angleterre, à s’emparer du Hano-V1 'e, et à recevoir des garnisons françaises danstVesel et dans Ilameln.
Le roi de Prusse se soumet seul; sa cour,se s sujets s'exaspèrent ; ils reprochent à leur1-01 de s’être laissé vaincre sans avoir osé com-et, s’exaltant de leurs souvenirs, ils secroient seuls appelés à triompher du vain-queur de l’Europe . Dans leur impatience ilsinsultent le ministre de Napoléon : ils ont ai-guisé leurs armes sur le seuil de sa porte ;Napoléon lui - même , ils l’outragent. Leurreine elle-même, si brillante de grâces et d'at-traits , revêt un habit de guerre ; leurs prin-ces, l’un d’eux surtout, dont la démarche etles traits , dont l’esprit et l’intrépidité sem-blent leur promettre un héros , s’offrent à lesconduire. Une ardeur, une fui'eur chevale-resque s’empare de tous les esprits.
Ou assure qu’en même temps, d> s ,ies,ou perfides, ou abusés, ont persuuue à Fré-déric que Napoléon est forcé de se montrer
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