CHAPITRE II. -ji
ou campées, et mille autres précautions d’undétail infini. Enfin, dans le cas d’une descentedes Anglais entre l’Elbe etlaVistule ; et, quoi-que Yictor, et plus tard Augereau, dussentoccuper la Prusse avec cinquante mille hom-mes , il s’est assuré d’un secours de dix milleDanois.
Au milieu de toutes ces précautions , sadéfiance subsiste encore : quand le princed’Hatzfeld est venu lui demander un secoursde vingt-cinq millions pour les frais de laguerre qui se prépare, il a répondu à Darua qu’il se garderait bien de donner des armes» contre lui-même à un ennemi. » C’est ainsique Frédéric , enlacé dans un réseau de fer ,qui l’environne et le saisit de toutes parts,s est résigné à mettre vingt à trente millehommes et la plupart de ses forteresses et do-ses magasins à la disposition de Napoléon '.
1 Par ce traite , la Prusse s'engageait à fournir deux centmille quintaux de seigle, vingt-quatre mille de riz , douxmillions de bouteilles de bière, quatre cent mille quintauxde froment, six cent cinquante mille de paille, trois centcinquante mille de foin, six millions de boisseaux d’avoine,quarante-quatre mille bœufs, quinze mille chevaux, troismille six cents voitures attele'es , conduites , et portant cha-cune l5oo pesant ; enfin, des hôpitaux pourvus de tout pourvingt mille malades. II est vrai que toutes ces fournituresdevaient être faites en déduction du reste des taxes imposéespar la conquête.