24 LIVRE I.
tés des Turcs et des Suédois avec Alexandre ,et comme alors nos regards inquiets se tour-nèrent vers notre droite découverte , vers no-tre gauche affaiblie , et sur notre retraite me-nacée? Alors nous ne pensions qu’aux funes-tes effets de cette paix entre nos alliés et notreennemi; aujourd’hui nous éprouvonsle besoind’en connaître les causes.
Les traités conclus vers la fin du siècle der-nier avaient soumis à la Russie le faible sultandes Turcs : l’expédition d’Egypte l’avait armécontre nous. Mais depuis l'avénement de Na-poléon , un intérêt commun bien entendu , etl'intimité d’une correspondance mystérieuse ,avaient rapproché Sélim du premier consul :une étroite liaison s’était établie entre cesdeux princes; tous deux avaient même échangéleurs portraits. Sélim tentait une grande ré-volution dans les usages ottomans. Napoléon l’excitait et l’aidait à introduire dans l’arméemusulmane la discipline européenne, quandla victoire d’Iéna, la guerre de Pologne et Sé-hastiani, décidèrent le sultan à secouer le jougd’Alexandre, Les Anglais accoururent pour s’yopposer ; mais ils furent chassés de la mer deConstantinople. Alors Napoléon écrivit ainsià Sélim :
Osterode , le 3 avril 1807.
« Mon ambassadeur m’apprend la bonne» eo n <1 ni te et la bravoure des musulmans con-