*8 LIVRE I.
pléter son développement. Alexandre promet-tra de fermer le nord aux Anglais , il forcerala Suède à rompre avec ces insulaires ; enmême temps, les Français les repousserontdu centre, du midi et de l’ouest de l’Europe .Déjà même Napoléon médite l’expédition duPortugal , si ce royaume n’entre pas dans sacoalition. La Turquie n’est donc plus qu’unaccessoire dans ses projets , et il consent àl’armistice et à l'entrevue de Tilsitt.
Cependant une députation de Vilna vientlui demander la liberté, et lui offrir le mêmedévouement qu’a montré Varsovie ; maisBerthier, satisfait dans son ambition, et lasde la guerre, repousse ces envoyés, qu’ilappelle des traîtres à leur souverain. Le princed’Eckmühl les accueille, il les présente à Napo-léon , qui s’irrite contre Berthier, et reçoitavec bonté ces Lithuaniens, sans toutefoisleur promettre son appui. Davout représentavainement que l’occasion était favorable , l’ar-mée russe étant détruite ; mais Napoléon ré-pondit « que la Suède venait de lui dénoncerm son armistice ; que l’Autriche offrait sa mé-)> diation entre la France et la Russie , dé-« marche qu’il jugeait hostile ; que les Prus-» siens, en les voyant s’éloigner autant de la» France , pourraient revenir de leur étonne-» ment; qu’enfin Sélim, son allié fidèle, venait» d’être détrôné, et que MustaphaIV, dont il