CHAPITRE III. 20
» ignorait le 9 dispositions, l’avait remplacé. »
L’empereur de France continua donc àtraiter avec la Russie : et l’ambassadeur turc,dédaigné, oublié, erre dans nos camps ,■ sansêtre appelé aux négociations qui vont termi-ner la guerre : bientôt il retourne à Constan-
> tinople y porter son mécontentement. Ce nefut ni la Crimée , ni même la Moldavie et laValachie , que le traité de Tilsitt rendit à cettecour barbare ; il y fut seulement stipulé la res-titution de ces deux dernières provinces parun armistice dont les conditions ne devaientpas être exécutées. Cependant, comme Napo-léon s’était dit médiateur entre Mustapha etAlexandre, les ministres des deux puissancess’étaient rendus à Paris . Mais là, pendant lalongue durée de cette feinte médiation, il nedaigna pas recevoir les plénipotentiaires turcs.
Si même on doit tout dire , dans l’entrevuede Tilsitt et depuis, on assure qu’il fut ques-tion d’un traité de partage de la Turquie . Onproposait à la Russie de s’emparer de la Vala-chie , de la Moldavie, de la Bulgarie , et d unepartie du mont Ifémus. L’Autriche aurait eu
► la Servie et une partie de la Bosnie ; la France l'autre partie de cette province, l’Albanie ,la Macédoine, et toute la Grèce jusqu’à Thes-salonique. Constantinople , Andrinople et laThrace devaient rester turques.
On ignore si les pourparlers sur cc partagefurent une proposition sérieuse, ou seule-
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