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Tome premier.
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LIVRE I.

nient la communication dune grande pensée :ce qui est sûr, cest que, bientôt après len-trevue de Tilsitt, Alexandre ne se trouvaplus disposé à tant dambition. De prudentessuggestions lui avaient fait envisager le dan-ger de substituer à lignorante, aveugle etfaible Turquie , un voisin actif, puissant etincommode : aussi, dans ses conversations surce sujet, lempereur russe répondit-il alors :« quil avait assez de terres désertes ; quil» savait trop, par loccupation de la Crimée ,» encore dépeuplée, ce que valaient ces con-» quêtes sur des religions et des mœurs étran-» gères et ennemies ; que de plus, la Russie etj> la France étaienttropfortes pour devenir si» voisines; que deux corps si puissants, en con-» tact immédiat, se froisseraient; quil valait» mieux laisser entre eux des intermédiaires. »De son côté , lempereur des Français nin-sistait plus ; linsurrection espagnole détour-nait son attention et l'appelait impérieusementavec toutes ses forces. Déjà même, avant len-trevue dErfurt , quand Sébastiani était revenude Constantinople , quoique Napoléon parûttenir encore à ce dépècement de la Turquie dEurope , il avait cédé à ce raisonnement deson ambassadeur : <r que, dans ce partage,» tout serait contre lui; que la Russie et» lAutriche acquerraient des provinces con-» tiguës qui compléteraient leur ensemble,» tandis quil nous faudrait sans cesse quatre-