CHAPITRE III. 3i
» vingt mille Français en Grèce pour la con-» tenir; qu’une telle.armée, vu son éloigne-» ment et ses pertes , suites des longues» marches, de la nouveauté , de l’insalubrité« du climat, exigerait annuellement trente)> mille recrues, ce qui épuiserait la France ;» qu’une ligne d’opérations de Paris à Athè -» nés était démesurée ; que , d’ailleurs, elleu était étranglée à son passage à Trieste ; que,» sur ce point, deux marches suffiraient aux» Autrichiens pour se mettre en travers, et» couper l’armée d’observation en Grèce de» toutes ses communications avec l’Italie et>• la France . »
Ici, Napoléon s’était écrié : « qu’en effet» l’Autriche compliquait tout, qu elle était» là comme un embarras ; qu’il en fallait finir» et partager l’Europe en deux empires ; que» le Danube , depuis la mer Noire jusqu’à» Passau , les montagnes de Bohème jusqu’à« Kœnigsgratz , et l’Elbe jusqu’à la Baltique ,» seraient leur démarcation. Alexandre de-» viendrait l’empereur du nord , et lui ,» celui du midi de l’Europe . » Alors, descen-dant de cette hauteur, et revenant aux ob-servations de Sébastiani sur le partage de laTurquie européenne, il avait terminé troisjours de conférences par ces mots : « C’est» juste ! il n y a rien à répondre à cela ! J’y» renonce. D’ailleurs , cela entre dans mes» vues sur l’Espagne : je vais la réunir à la