5 a LIVRE I.
» France . — Comment donc , s'était alors» écrié Sébastian!, la réunir ! Et votre frère?« — Eh ! qu’importe mon frère ? avait repris» Napoléon : est-ce qu’on donne un royaume» comme l’Espagne ? Je veux la réunir à la» France . Je lui donnerai une grande repré-» sentation nationale. J’y ferai consentir» l’empereur Alexandre, en le laissant s’em-» parer de la Turquie jusqu’au Danube , et» en évacuant Berlin . Quant à Joseph, je» le dédommagerai. »
Ce fut alors que le congrès d’Erfurt eutlieu. Son motif ne pouvait être celui d’y sou-tenir les droits des Ottomans . L’armée fran-çaise , imprudemment engagée au milieu del’Espagne , n’y était point heureuse. La pré-sence de son chef, et celle de ses arméés duRhin et de l’Elbe , y devenaient de plus enplus nécessaires, et l’Autriche avait saisi cetinstant pour s’armer. Inquiet sur l’Allema gne , Napoléon a donc voulu s’assurer des dis-positions d’Alexandre , conclure avec lui unealliance offensive et défensive, et même occupercet empereur par une guerre. C’est pourquoiil lui abandonne la Turquie jusqu’au Danube .
Ainsi la Porte crut bientôt avoir à nousreprocher la guerre qui se ralluma entre elleet les Russes . Cependant, en juillet 1808,Mustapha, renversé du trône , ayant fait place-à Mahmoud , celui-ci avait annoncé son avé.-nemcnt à l’empereur des Français ; mais Na-