CHAPITRE III. 55
l'Autriclic , qui venait de garantir aux Turcs la Moldavie et la Valachie , il retint dans saroute l’ambassadeur qu’il leur envoyait, etattendit, comme on vient de le voir, au der-nier moment.
Mais les envoyés russes , anglais , autri-chiens , suédois même, entouraient le divan,et, d’une commune voix, ils lui dirent ■ « quea les Turcs ne devaient leur existence euro-» péenne qu’aux divisions des princes cliré-» tiens ; que dès que ceux-ci seraient réunisn sous une même influence les maliométaush d’Europe seraient accablés , et que l’empe-» reur des Français étant près d’atteindre àa cet empire universel, c’était donc lui qu'ilsii (levaient le plus redouter. »
A ces discours se joignirent les efforts desdeux princes grecs Morozi. Ils étaient de lamême religion qu’ Alexandre ; ils en atten-daient la Moldavie et la Valachie . Riches deses bienfaits et des trésors de l’Angleterre ,ces drogmans éclairèrent l’ignorante insou-ciance des Turcs , sur l’occupation et les re-connaissances militaires des frontières olto-manes par les Français . Ils firent bien plus :l’un d’eux se rendit maître de l’esprit du di-van et de la capitale ; l’autre de celui du grand-visir et de l’armée ; et , comme le fier Mah-moud résistait et ne voulait accepter qu’unepaix honorable, ces perfides Grecs firent dé-bander son armée, et le forcèrent, par des