36 LIVRE I.
soulèvemens , à signer avec les Russes le traité
Telle est dans le sérail la puissance de l’in-trigue : deux Grecs, que les Turcs mépri-saient, y décidèrent du sort de la Turquie malgré le sultan. Celui-ci, dépendant des in-trigues de son palais, comme tous les des-potes qui s’y renferment, céda ; les Morozil’emportèrent ; mais ensuite il leur fit tran-cher la tète.
CHAPITRE IV.
Ce fut ainsi que nous perdîmes l’appui dela Turquie : mais la Suède nous restait en-core ; son prince sortait de nos rangs ; soldatde notre armée , c’était à elle qu’il devait sagloire et son sceptre : dès la première occa-sion de montrer sa reconnaissance déserterait-il notre cause ? On ne pouvait s’attendre àtant d’ingratitude ; mais ce qu’on pouvaitencore moins prévoir , c’est qu’il sacrifieraitles véritables et éternels intérêts de la Suède à son ancienne jalousie contre Napoléon , etpeut-être à une faiblesse trop commune auxnouveaux favoris de la fortune -, si toute-fois cette sujétion des hommes nouvellement