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Tome premier.
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58 LIVRE I.

et. les jugeant trop intéressés à sa cause pour

quils voulussent jamais sen détacher.

Il faut , au reste , reprendre les choses deplus haut; les faits montreront que cest à lajalouse ambition de Bernadotte , autant quàlinflexible fierté de Napoléon , quil faut at-tribuer la défection de la Suède . Enfin , onverra que son nouveau prince sest chargédune grande partie de la responsabilité decette rupture , en mettant son alliance auprix dune perfidie.

Quand Napoléon revint dÉgypte , ce nefut pas dun commun accord quil devint lechef de ses égaux. Alors ceux-ci , jaloux déjàde sa .gloire , envièrent encore plus sa puis-sance. Ils ne pouvaient contester lune , ilsessayèrent de se soustraire à lautre. Moreauet plusieurs généraux , soit entraînement ,soit surprise , avaient coopéré au 18 bru-maire ; ils sen repentaient. Bernadotte syétait refusé. Seul, la nuit, chez Napoléon ,au milieu de mille officiers dévoués qui atten-daient les ordres de ce conquérant, Berna­ dotte , alors républicain , avait osé résister àses raisonnemens , refuser la seconde placede la république , et répondre à sa colèrepar des menaces. Napoléon le vit sortir fière-ment et traverser la foule de ses partisans ,emportant ses révélations , et se déclarantson adversaire et même son dénonciateur. Ce-pendant , soit considération pour lalliance