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Tome premier.
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5 o LIVRE I.

a de cet allié ne peut vaincre sa fierté révoltéedune proposition quil regarde comme ou-trageante ; peut-être aussi dans le nouveauprince de Suède voit-il trop encore ce Ber-nadotte naguère son sujet, son inférieur mili-taire , et qui prétend enfin sêtre fait une des-tinée indépendante de la sienne. Dès lors sesinstructions se ressentirent de cette disposi-tion : son ministre en adoucit, il est vrai,lamertume; mais une rupture était inévitable.

On ignore ce qui y contribua le plus, de lafierté de Napoléon , ou de lancienne jalousiede Bernadotte ; ce qui est certain, cest quedu côté de lempereur des Français les motifsfurent honorables. « Le Danemarck était ,i> disait-il, son allié le plus fidèle ; son atta-» chement à la France lui avait coûté sa flotte» et avait amené lincendie de sa capitale.» Fallait-il encore payer une fidélité si cruel-» lement prouvée, par une perfidie, en lui» arrachant la Norwège pour la donner à la» Suède ? »

Quant au subside quon lui demandait , ilrépondit, comme pour la Turquie , « que» sil fallait faire la guerre avec de largent,!> lAngleterre renchérirait toujours sur lui. »» Et surtout, « quil y avait la faiblesse et» de la honte à réussir par la corruption. »Rentrant par- dans son orgueil blessé , iltermina cette négociation en sécriant : « Ber-» nadottc mimposer des conditions ! pense-