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cependant, de notre côté, cette guerre n’étaitni européenne, ni même nationale. L’Europe y marchait à contre - cœur, parce que le butde cette expédition était d’ajouter aux forcesde celui qui l’avait conquise. Là France épui-sée voulait du repos ; ses grands, qui formaientla cour de Napoléon , s’effrayaient de ce re-doublement de guerre, de la dispersion de nosarmées de Cadix à Moscou ; et tout en conce-vant la nécessité à venir de ce grand débat,l’urgence ne leur eu était pas démontrée.
Ils savaient que c’était suvtoutdans l’intérêtde sa politique qu'il fallait chercher à ébran-ler un prince dont le principe était « qu’il y» a des hommes dont la conduite ne peut que» rarement être réglée par leurs sentimens,v mais toujours par les circonstances. » Danscette pensée, ses ministres lui dirent, l’un ',« que ses finances avaient besoin de repos ; »mais il répondit : « Au contraire, elles s’em-» barrassent, il leur faut la guerre. » Dn autreajouta 2 , « qu’à la vérité jamais l’état de ses» revenus n’avait été plus satisfaisant : qu’a-» près un compte rendu de trois à quatre mil-» liards, il était admirable qu’on se trouvât» sans dettes exigibles ; mais que tant de pro-» spérités touchaient à leur terme, puisqu’il» paraissait qu’avec l’année 1812 allait coin-