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Tome premier.
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58 LIVRE IL

cependant, de notre côté, cette guerre nétaitni européenne, ni même nationale. LEurope y marchait à contre - cœur, parce que le butde cette expédition était dajouter aux forcesde celui qui lavait conquise. France épui-sée voulait du repos ; ses grands, qui formaientla cour de Napoléon , seffrayaient de ce re-doublement de guerre, de la dispersion de nosarmées de Cadix à Moscou ; et tout en conce-vant la nécessité à venir de ce grand débat,lurgence ne leur eu était pas démontrée.

Ils savaient que cétait suvtoutdans lintérêtde sa politique qu'il fallait chercher à ébran-ler un prince dont le principe était « quil y» a des hommes dont la conduite ne peut que» rarement être réglée par leurs sentimens,v mais toujours par les circonstances. » Danscette pensée, ses ministres lui dirent, lun ',« que ses finances avaient besoin de repos ; »mais il répondit : « Au contraire, elles sem-» barrassent, il leur faut la guerre. » Dn autreajouta 2 , « quà la vérité jamais létat de ses» revenus navait été plus satisfaisant : qua-» près un compte rendu de trois à quatre mil-» liards, il était admirable quon se trouvât» sans dettes exigibles ; mais que tant de pro-» spérités touchaient à leur terme, puisquil» paraissait quavec lannée 1812 allait coin-

1 Le comte Mollien.a Le duc de Gaëte ,