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Tome premier.
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CHAPITRE I. 5 7

plus déterminer en lui de premiers mouvemens<]ui lengagèrent plus tôt quil neût voulu.Mais sans pénétrer si avant dans les replis decette grande âme , une seule pensée , un faitévident suffisait pour le précipiter tôt ou tarddans cette lutte décisive : cétait lexistenced un empire rival du sien par une égale gran-deur, mais jeune encore comme son prince ,e t grandissant chaque jour ; quand lempirefrançais , déjà mûr comme son empereur, nepouvait plus guère que décroître.

A quelque hauteur quil eût élevé le trônedu sud et de louest de lEurope , Napoléon apercevait le trône septentrional dAlexandre,Prêt encore à le dominer par sa position éter-Uellement menaçante. Sur ces sommets glacésde lEurope ' d jadis sétaient précipitéstant de flots de barbares, il voyait se formertous les élémens dun nouveau débordement.Jusque- lAutriche et la Prusse avaient étédes barrières suffisantes, mais lui-même lesavait renversées ou abaissées : il restait doncseul en présence, et seul le défenseur de lacivilisation, de i a richesse et de toutes lesjouissances des peuples du sud , contre la ru-desse ignorante , contre les désirs avides despeuples pauvres du nord , et contre lambitionde leur empereur et de sa noblesse.

Il était évident que la guerre seule pouvaitdécider de ce grand débat, de cette grande etéternelle lutte du pauvre contre le riche ; et