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Tome premier.
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69 . LIVRE II

Pétersbourg et de Moscou ; sur l'esprit desliabitans , principalement sur celui de la classemarchande ; enfin sur les ressources de toutenature que le pays pourrait offrir : sil persis-tait, cest que, loin de sabuser sur sa force,il ne partageait pas cette confiance , qui peut-être empêchait dapercevoir combien laffai-blissement de la Russie importait à lexistenceà venir du grand empire français .

Dans cette vue, il sadressa encore à troisde ses grands officiers 1 2 , dont les services etlattachement connus autorisaient la franchi-se ; tous les trois , comme ministres , envoyéset ambassadeurs , avaient, à différentes épo-ques , connu la Russie . Il s'attacha à leur per-suader lutilité, la justice et la nécessité decette guerre ; mais lun deux surtout l'in-terrompait souvent avec impatience : car, dèsquune discussion était établie , Napoléon ensouffrait les écarts.

Ce grand officier , sabandonnant à cetteimpétueuse et inflexible franchise quil tenaitde son caractère , de son éducation militaire ,et peut-être aussi de la province il était, sécriait : « quil ne fallait pas sabuser ,» ni prétendre abuser les autres ; quen sern-» parant du continent, et même des états de» la famille de son allié , on ne pouvait accuser

1 Le duc âe Frioul, le comte de Scgur, père de lauteur ,le duc de Yicence.

2 Le duc de Yicence,