CHAPITRE II.
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CHAPITRE II.
Cependant Poniatowsky, à qui cette expé-dition semblait promettre un trône, se joi-gnait généreusement aux ministres de l'em-pereur, pour lui en montrer le danger. Dansce prince polonais , l'amour de la patrie étaitUne noble et grande passion , sa vie et sa mortl’ont prouvé ; mais elle ne l’aveuglait pas. IlPeignit la Lithuanie déserte , peu praticable ;
noblesse déjà presque à demi russe, le ca-ractère des habitans froid et peu empressé :uiais l’empereur impatient l’interrompit ; ilVoulait des renseignemens pour entreprendre,et non pour s’abstenir.
Il est vrai que la plupart de ces objectionsU’étaient qu’une faible répétition de toutescelles qui, dès long-temps , s’étaient présen-tées à son esprit. On ignorait jusqu’à quelpoint il avait mesuré le danger ; ses effortsmultipliés , depuis le 5o décembre 1810, pourconnaître le terrain qui tôt ou tard devait in-failliblement devenir le théâtre d’une guerredécisive ; combien d’émissaires il avait en-voyés le reconnaître ; la multitude de mémoi-res qu’il s'était fait donner sur les routes de
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