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Tome premier.
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63
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CHAPITRE II. 63

» cet allié de manquer au système continen-

* tal ! Quand les armées françaises couvraient" l’Europe.-, comment reprocher aux Russes“ leur armée ? Était-ce à l’ambition de Napo-’> léon à dénoncer l’ambition d’Alexandre?

» Qu'au reste, la détermination de ce prince

* était prise ; que la Russie une fois envahie,11 il n’y aurait plus de paix à attendre tant

* qu’un Français resterait sur son territoire ;” qu’en cela, l’orgueil national et obstiné des“ Russes était d’accord avec celui de leur» empereur.

a Qu’à la vérité ses sujets l’accusaient de

* faiblesse , mais que c’était à tort ; qu’il ne

* fallait pas le juger d’après toutes les com-plaisances dont, à Tilsitt et à Erfurt , son

M admiration, son inexpérience et quelqueambition l’avaient rendu capable. Que ce

* prince aimait la justice ; qu’il tenait à met-*^.re le bon droit de son côté, et pouvait hé-” siler jusqu’à ce qu’il s’en crût appuyé , mais“ qu’alors il devenait inflexible; qu’enfin, en» le considérant par rapport à ses sujets, il” y aurait plus de danger pour lui à faire une» honteuse paix, qu’à soutenir une guerre» malheureuse.

» Comment au reste ne pas voir que , dans» cette guerre, tout était à craindre , jusqu’àa nos alliés ? Napoléon n’entendait - il pas« leurs rois inquiets dire qu’ils n’étaient que» ses préfets ? Pour se tourner contre lui,

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