CHAPITRE VI. 167
et au-delà d’elles ; enfin les tenant séparées,non - seulement par cette position centrale,mais par l’incertitude qu’elle donnera à Alexan-dre , sur celle de ses deux capitales qu’il au-rait alors à défendre. Les circonstances de-vaient décider du reste.
Telle était sa pensée, le 10 juillet, àYilna; c’est ainsi qu’elle fut écrite, ce jour-là même, sous sa dictée, et corrigée de samain, pour l’un de ses chefs, pour celui quidevait le plus concourir à son exécution. Aus-sitôt le mouvement, déjà commencé, devintgénéral.
CHAPITRE VI.
Le roi de Westphalie dépassait alors àGrodno le Niémen , pour le repasser à Bie-litza, déborder la droite de Bagration, lemettre en fuite et le poursuivre.
Cette armée, saxonne, westphalienne etpolonaise , avait devant elle un général et unpays difficiles à vaincre. Il fallait qu elle en-vahît le plateau de la Lithuanie ; là sont lessources des rivières qui versent leurs eauxdans les mers Noire et Baltique . Mais le sol yest lent à décider leur pente et leur courant ;