! 7 o LIVRE IV.
du maréchal. Ce fut ce changement trop tar-dif, et au milieu d’une opération, qui en dé-truisit l’ensemble.
Cet ordre était arrivé dans l’instant où Ba-gration, repoussé de Minsk , n’avait plus pourretraite qu’une chaussée longue et étroite.Elle s’élève sur les marais de Nieswig, Shlutz,Glusck et Bobruisk. Davout écrivit au roi depousser vivement les Russes dans ce défilé ,dont il allait à Glusck occuper l’issue. Bagra-tion n’en aurait pu revenir. Mais le roi, déjàirrité des reproches que l’incertitude et la len-teur de ses premières opérations lui avaientattirés, ne put souffrir pour chef un sujet; ilquitta son armée, sans se faire remplacer ,sans même, s’il faut en croire Davout , commu-niquer à aucun de ses généraux l’ordre qu’ilvenait de recevoir; on le laissa libre de se re-tirerenWestphalie, sans sagarde, cequ’il fit.
Cependant, Davout attendit vainement àGlusck Bagration. Ce général, n’étant plus as-sez poussé par l’armée westphaliennê, putfaire un nouveau détour vers le sud, gagnerBobruisk , y traverser la Bérézina et atteindreleBorysthèneversBickof. Là encore, sil’arméewestphalienne eût eu un chef, si ce chef eûtserré le Russe de plus près , s’il l’eût remplacéà Bickof, quand il se heurta à Mohilef contreDavout, il est certain qu’alors Bagration , prisentre les Westphaliens, Davout , le Borys-tliène et la Bérézina, eût été forcé de vaincre