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Tome premier.
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CHAPITRE YI. 171

ou de se rendre. Caron a vu que le prince russe« avait pu passer la Bérézitta qu’à Bobruisk , niatteindre le Borysthène que vers Novoï-Bickof,à quarante lieues au midi d’Orclia , et àsoixante lieues de Yitepsk, qui était son but.

Se trouvant jeté si loin de sa direction , ilse bâta de la regagner, en remontant le Bo-r ystliène jusqu’à Moliilef. Mais il y trouva en-c °re Davout , qui l’avait prévenu là comme àLida, en passant la Bérézina, sur le point•uème où Charles XII l’avait franchie.

Ce maréchal n’attendait pourtant pas leprince russe sur le chemin de Moliilef. Il lesupposait déjà sur la rive gauche du Borys-thène. Leur surprise mutuelle tourna d’aborda l’avantage de Bagi’ation, qui lui enleva toutUn régiment de cavalerie légère. Bagrationav ait alors trente-cinq mille hommes , Davout douze mille. Le 23 juillet, celui-ci choisit unterrain haut, défendu par un ravin, et res-serré # entre deux bois. Les Russes ne pou-vaient s’étendre sur ce champ de bataille; néan-moins ils l’acceptèrent. Leur nombre y futln «tile; ils attaquèrent en hommes sûrs (Je vain-r| e ; i] s ne songèrent seulement pas à profiterdes bois, pour tourner la droite de IJavout.

Ces Moscovites ont dit qu’au milieu du com-bat, l’effroi de se trouver en présence de Na-poléon les avait troublés ; car chaque généralennemi le croyait devant lui, Bagration à Mo-hilef, c t Barclay à Drissa. On croyait le voir

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