CHAPITRE VII. 177
qui éprouve le même sort, enfin une troi-sième dont il est satisfait. Ce fut celle qu’onlut alors dans les journaux, sous le nom d'ungrenadier français . Il dictait ainsi jusqu'auxmoindres lettres qui partaient de son cabinet,ou de son état-major. Il réduisait sans cesseses ministres et Berthier à n’être que ses se-crétaires. Dans son corps appesanti, son es-prit était resté actif; l’accord manquait, cefut une cause de nos malheurs.
Au milieu de cette occupation, il apprendque le 1 8 , Barclay a abandonné son camp deDrissa, et qu’il marche vers Vitepsk ; ce mou-vement l’éclaire : retenu par l’échec qu’a.vaitreçu Sébastiani vers Druïa , et surtout par lespluies et le mauvais état des chemins, il re-connaît trop tard peut-être que l’occupationde Vitepsk est pressante et décisive, qu’elleseule est éminemment agressive en ce qu’ellesépare'les deux fleuves et les deux armées en-nemies. De cette position, il pourra prendrea revers l’armée incomplète de son rival, luiinterdire le midi de son empire, et de sa forceécraser sa faiblesse. Que si Barclay l’a prévenudans cette capitale, sans doute il voudra ladéfendre; là peut-être l’attendait, cette vic-toire tant désirée, qui vient de lui échappers Ur la Vilia-
Aussitôt il dirige tous ses corps surBeszen-kowiczi ; il y appelle ifïurat et Vey, alors versï’olotsk, où il laisse Oudinot. Quant à lui, de