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Tome premier.
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CHAPITRE VII. 185

raient avec leurs pièces ; quelques instants deplus, et les troupes des différentes armes ,dans leur fuite vers un même défilé, allaients’y rencontrer; de là une confusion, où lavoix et les efforts des chefs sont perdus, oùtous les éléments de résistance se confondantdeviennent inutiles.

On dit qu’à cette vue, Murat irrité s’élançaà la tête d’un régiment de lanciers polonais,et que ceux-ci, excités par la présence du roi,exaltés par ses paroles, et que d’ailleurs lavue des Russes transportait de rage, se pré-cipitèrent sur ses pas. Murat n’avait vouluque les ébranler , et les lancer sur l’ennemi;il ne lui convenait pas de se jeter avec euxdans la mêlée, d’où il n’aurait pu ni voir, nicommander .-.niaisles lances polonaises étaienten arrêt et serrées derrière lui; elles occu-paient toute la largeur du terrain ; elles lepoussaient en avant de toute la vitesse deschevaux. Il ne put se mettre de côté , ni s’ar-rêter : il fallut qu’il chargeât devant ce ré-giment, comme il s’y était mis pour le ha-ranguer, et en soldat, ce qu’il lit de bonnegrâce.

En même temps le général d’Antliouardcourut à ses canonniers, le général üirardinau cent-sixième régiment, qu’il arrête, rallieet l’amène contre l’aile droite russe, à laquelleil enlève sa position, deux pièces de canond la victoire. De son côté, le général Pire

il).,