CHAPITRE VII. 187
élevé et le plus près de l'ennemi ; de là , songénie planant sur tous les obstacles , eut bien-tôt percé le mystère de ces forêts et l’épais-seur de ces montagnes : il ordonna sans hési-ter, et ces bois qui avaient arrêté l’audace desdeux princes , furent traversés de part enpart : enfin, ce soir-là même, du haut de sadouble colline, Vitepsk put voir nos tirail-leurs déboucher dans la plaine qui l’envi-l’onne.
Ici, tout arrêta l’empereur ; la nuit , lamultitude des feux ennemis qui couvraientcette plaine, une terre inconnue, la nécessitéde la reconnaître pour y diriger les divisions,et surtout le temps qu’il fallait à cette foule desoldats , engagés dans un long et étroit défilé,pour en sortir. On fit donc halte pour respi-rer, pour se reconnaître, se rallier, se nour-rir, et préparer ses armes pour le lendemain.Napoléon coucha sous sa tente, surfine hau-teur à gauche de la grande route, et derrièrele village de Kukowiaczi.