iq6 LIVRE IV.
lem' fallait du repos ; que si l'on marchait sixjours encore , il n’y aurait plus de cavalerie,et qu il était temps de s’arrêter.
A ces motifs se joignirent les rayons d’unsoleil dévorant, réfléchi par un sable ardent.L’empereur fatigué se décida : le cours de laDüua et celui du Borysthène marquèrent laligne française. L’armée fut ainsi cantonnéesur les bords de ces deux fleuves et dans leurintervalle : Poniatowsky et ses Polonais àMohilef : Davout . et le premier corps à Orclia,Dubrowna et Luibowiczi ; Murat , Ney , l’ar-mée d’Italie et la garde , depuis Orclia et I.)u-browua jusqq’à Vitepsk etSuraij. Les avant-postes à Lyadi ; Inkowo et Velij , devant ceuxde Barclay et de Bagration : car ces deuxarmées ennemies, l’une fuyant Wapoléon au tra-vers de laDüna, par Drissa et Vitepsk , l’autres’échappant des mains de Davout an travers dela Bérézina et du Borysthène , par B obruisk ,Bickof et Smolensk , venaient enfin de se réu-nir dans l’intervalle de ces deux fleuves.
Les grands corps détachés de l’armée cen-trale , étaient alors placés comme il suit : à ladroite Dombrowski , devant Bobruisk et de-vant le corps de douze mille hommes du gé-néral russe Ilœrtel.
A la gauche , le duc de Reggio etSaint-Cyrà Polotsk et à Bieloé , sur la route de Péters-bourg , que défendait Wittgenstein et trentemille hommes.