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Tome premier.
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21 I

CHAPITRE II.la responsabilité, qui, peut-être, lui pesait.

Mais ceux de son intérieur y apportèrentleur opposition, chacun suivant son caractère :Bertliier par une contenance triste , des plain-tes et même des larmes; Lobau et Caulain-court par une franchise qui, chez le premier,avait une haute et froide rudesse, excusabledans un si brave guerrier, et qui, dans le se-cond, était persévérante jusqu’à l’opiniâtreté,et impétueuse jusqu’à la violence. L’empe-l 'eur repoussa leurs observations avec hu-rleur ; il s’écriait, en s'adressant surtout às On aide-de-camp , ainsi qu'à Bertliier : « qu’il

* avait fait ses généraux trop riches, qu’ils

* n’aspiraient plus qu’aux plaisirs de la chasse,“ qu’à faire briller dans Paris leurs somp-u tueux équipages, et que sans doute ils étaient>J dégoûtés de la guerre ! » L’honneur ainsiattaqué , il n’y avait plus de réponse ; onBaissait la tête et l’on se résignait. Dans unMouvement d’impatience, il avait dit à l’undes généraux de sa garde : « Vous êtes né au4 bivouac, et vous y mourrez. »

Pour Duroc, il désapprouva d’abord par unB’oid silence, puis par des réponses nettes,des rapports véridiques et de courtes obser-vions. L'empereur lui répondit : « qu’il4 Voyait bien que les Russes ne cherchaient4 qu’à l’attirer; mais que pourtant il fallait4 encore aller jusqu’à Smolensk ; qu’il s’y éta-4 Blirait, et qu’au printemps de i8i 5, si la