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Tome premier.
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222 LIVRE V.

Castex et 1 artillerie légère d'Aubry , il s’a-vance jusqu’à Iakoubowo, sur le chemin d’Ous-veïa.

Le hasard voulut que dans ce même momentWittgenstein , venant d’Ousweïa , marchâtaussi sur Iakoubowo : on se rencontra inopi-nément en avant de ce village. Il était tard; lechoc fut vif , mais court : la nuit fit cesser lecombat, et en ajourna la décision.

Le maréchal se trouvait engagé , avec uneseule division , dans une gorge étroite , pro-fonde, environnée de bois et de collines donttoutes les pentes nous étaient contraires.il hé-sitait pourtant à quitter cette position rétrécie,sur laquelle allaient se concentrer touslesfeuxennemis , quand un jeune officier d’état-majorrusse , à peine sorti de l’enfance , vint, endonnant étourdiment dans nos postes, se faireprendre avec ses dépêches. Elles apprirent queWittgenstein marchait avec tout son corps pourattaquer nos ponts sur la Düna et les détruire.Il fallut se retirer pour rallier, pour concen-trer ses forces sur une position moins désavan-tageuse, et, comme il arrive souvent dans cesmarches rétrogrades , des traîneurs et quel-ques bagages tombèrent entre les mains desRusses .

Wittgenstein, échauffé par ce facile succès,l’a poussé sans mesure. Dans l’emportementde ce qu’il croit une victoire, il fait passer laOrissa à Koulnief et à douze mille hommes