CHAPITRE III. i-xn
L'armée vivait d’industrie et à la journée ;elle n’avait pas pour vingt-quatre heures devivres : il lui ordonne d’en prendre pourQuinze jours ; il dicte sans cesse. Le 10 août,°n lui voit adresser huit lettres au princed’Eckmiihl, et presque autant à chacun des es autres lieutenants. Dans les unes , il attiretout à lui, suivant son principe : « que la“ guerre n’est autre chose que l’art de réunir" plus de monde que l’ennemi sur un point“ donné. » Il écrit donc à Davout : « Faites •’* venir Latour-Maubourg. Si l’ennemi tient à“ Smolensk , comme je suis fondé à le penser,
* ce sei’a une affaire décisive, et nous ne sau-" rions être trop de monde. Orcha deviendra
* le point central de l’armée. Tout porte à11 penser qu’il y aura une grande bataille à" Smolensk , il me faut donc des hôpitaux ;
” il en faut à Orcha , Dombrowna, Mohilef,
“ Koclianowo , Bobr , Borizof et Minsk . »
Alors surtout, il montre une vive inquiétudes Ur les approvisionnements d’Orclia. C’est le>o août, dans l’instant m,cme où il dicte cettelettre, qu’il donne l’ordre de mouvement.Ilans quatre jours, toute son armée doit être‘‘assemblée sur la rive gauche du Borysthène ,'ers Liady. Ce fut le i 3 qu’il partit de Vi-* e psk. Il y était resté quinze jours.