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LIVRE V.vigoureuse défensive de Wittgenstein , pro-mettaient une bataille. Il fallait opter entreelle et une défensive longue, pénible, san-glante , inaccoutumée, difficile à soutenir àcette distance de ses renforts, et encoura-geante pour ses ennemis.
Napoléon se décide : mais sa décision, sansêtre téméraire, est grande et hardie commel’entreprise. S’il s’écarte d’Oudinot, c’est aprèsl’avoir renforcé de Saint Cyr, et lui avoir or-donné de se lier au duc de Tarente : s’il mar-che à l’ennemi, c’est en changeant devantlui, à sa portée et à son insu, sa ligne d’opé-ration de Vitepsk contre celle de Minsk ; samanœuvre est si bien combinée, il a accou-tumé ses lieutenants à tant de ponctualité , deprécision et de secret, que dans quatre jours,pendant que l’armée ennemie surprise cher-chera vainement un Français devant elle, luise trouvera, avec une masse de cent quatre-vingt-cinq mille hommes, sur le flanc'gaucheet sur les derrières de cet ennemi, qui , unmoment, osa concevoir la pensée de le sur-prendre.
Cependant, l’étendue et la multiplicité desopérations , qui de toutes parts appellent saprésence , le retiennent encore à Vitepsk . C en’est que par ses lettres qu’il peut être pré-sent partout. Sa tête seule travaille ; il se plai*à croire que ses ordres pressants et répétéssuffiront pour vaincre même la nature.