LIVRE SIXIEME
CHAPITRE 1.
L’échec d’Inkowo venait de décider Napo-léon : dix mille chevaux russes , dans une ren-contre d’avant-garde , avaient culbuté Sébas-tiani et sa cavalerie. L’intrépidité, le méritedu général qui venait d’être repoussé, son''apport, l’audace de l’attaque , l’espoir, lepressant besoin d’une bataille décisive, toutPorta l’empereur à croire que le nombre avaitPu seul l’emporter, que toute l’armée russes e trouvait entre la Duna et le Dnieper , etQu’elle marchait contre le centre de ses can-tonnements : ce qui était vrai.
La grande armée était dispersée , il fallait la’ éunir ; Napoléon s’était décidé à défiler avecSa garde, l’armée d’Italie et trois divisions de^avout, devant le front d’attaque des Rus -Ses ; à abandonner sa ligne d’opération deŸitepsk, pour prendre celle d’Orclia, et en-fin à se jeter avec cent quatre - vingt - cinqfaille hommes sur la gauche du Dnieper et de* armée ennemie. Couvert par le fleuve, il la