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Tome premier.
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CHAPITRE III. 241

tique et rien à la fortune ; de l'autre, l’instinct__ guerrier , audacieux et violent de Bagration,vieux Russe de l’école de Suwarow , mécontentd’obéir à un général moins ancien que lui, terri-ble au combat, mais ne connaissant d’autre livreque la nature, d’autre instruction que ses sou-venirs, d’autres conseils que ses inspirations,lit Ce vieux Russe , sur les frontières de larf vieille Russie , fréfoissait de bonté à l’idée deac reculer encore sans combattre. Dans l’armée ,■n tous partageaient son ardeur ; elle était ap-: puyée, d’un côté, par l’orgueil patriotiquer- des nobles , parle succès d’Inkowo, par l’inac-ln tion de Napoléon à Yitepsk , et par les dis-et cours*tranchants de ceux qui n’étaient pasr- responsables ; de l’autre côté , c’était par unn' peuple de paysans, de marchands et de soldats,es qui nous voyaient prêts à fouler leur terre sa-■, crée, avec cette horreur qu’inspirent des profa-é' Dateurs. Tous enfin demandaient une bataille.U’ Barclay seul s’y opposait. Son plan, fausse-ment attribué à l’Angleterre, était arrêté dansle son esprit depuis 1807 ; mais il avait à combat.’■ e R’e sa propre armée, comme la nôtre, et quoi-

> qu’il fût général en chef et ministre, il n’était nic nssezRusse, ni assez victorieux, pour obtenir

> la confiance des Russes . Il n’avait que cellef' d’Alexandre.

' Bagration et ses officiers hésitaient, à lui' °béir. II s’agissait de déiendre le sol natal, deSe dévouer pour le salut de tous : c était 1 af-