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Tome premier.
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246 LIVRE VI.

■ver par une bataille , l’autre pour protéger la Refuite de ses habitants , et l’évacuation de ses étcmagasins : il était décidé à ne nous abandon-^ner que ses cendres. Les deux généraux russes hvarrivèrent hors d’haleine sur les hauteurs *ude la rive droite ; ils ne respirèrent qu’en se guvoyant encore maîtres des ponts qui réunis- v esent les deux villes. pr

Napoléon faisait alors harceler l’ennemi par utune nuée de tirailleurs , afin de l’attirer sur utla rive gauche et d’engager une bataille pom'l’fle jour suivant. On assure que Bagration s’yserait laissé entraîner , mais que Barclay ne tnl’exposa pas à cette tentation. Il l’envoya vers VeElnia et se chargea de la défense de la ville, plSelon Barclay , la plus grande partie de lisnotre armée marchait sur Elnia , pour aller lese placer entre Moscou et l’armée russe. Il se ritrompait par cette disposition commune à la viguerre, de prêter à son ennemi des desseins V(contraires à ceux qu’il montre. Car la défen- jesive étant inquiète de sa nature , grandit sou- Vivent l’offensive , et la crainte, échauffant l’i- Umagination , fait supposer à l’ennemi mille dprojets qu’il n’a pas. Il se peut aussi que nBarclay, ayant en tète un ennemi colossal ,dût s’attendre à des mouvemens gigantesques.

Depuis , les Russes eux-mêmes ont re-proché à Napoléon de ne s'être point décidéà cette manœuvre ; mais ont-ils assez songéqu’aller ainsi se placer par-delà un fleuve ■