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défaite que dans notre victoire ; les deux chefsréussirent, l'un à vaincre, l’autre à n’ètrevaincu qu’après avoir sauvé l’artillerie, lesbagages et les blessés russes . Un des géné-raux ennemis , resté seul debout sur ce champde carnage, tenta de s’échapper du milieu denos soldats, en répétant les commandementsfrançais ; la lueur des coups de feu le lit re-connaître, il fut saisi. D’autres généraux rus-ses avaient péri; mais la grande-armée fit uneplus grande perte.
Au passage du pont mal rétabli de la Ko-lowdnia, le général Gudin, dont la valeurréglée n’aimait à affronter que les dangersutiles, et qui d’ailleurs était peu confiant àcheval, en était descendu pour franchir leruisseau, et dans le même moment un boulet,en rasant la terre, lui avaitbrisé les deuxjam-Les. Quand la nouvelle de ce mallieur parvintchez l’empereur, elle y suspendit tout, dis-cours et actions. Chacun s’arrêta consterné ■la victoire de Valoutina ne parut plus 111)succès.
Gudin, transporté àSmolensk, y reçut lessoins de l'empereur; ils furent inutiles, il pé-rit. Ses restes furent enterrés dans la citadellede la ville, qu’ils honorent. Digne tombeaude cet homme de guerre, bon citoyen, bo»époux, bon père, général intrépide, juste etdoux, et à la fois probe et habile; rare assem-blage, dans un siècle où, trop souvent, les
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