CHAPITRE I. 3og
des demi-guêtres de toile, quelques ustensilesde propreté , une bande à pansement, de lacharpie, et soixante cartouches.
Dans les deux côtés étaient placés quatrebiscuits, de seize onces chacun ; au-dessous,et dans le fond, un sac de toile, long et étroit,était rempli de dix livres de farine. Le sac en-tier ainsi composé, ses bretelles et la capoteroulée et attachée par-dessus , pesait trente-trois livres douze onces.
Chaque soldat portait encore en bandou-lière un sac de toile contenant deux pains,chacun de trois livres. Ainsi, avec son sabre,sa giberne garnie, trois pierres à feu, sontournevis, sa banderole et son fusil, il étaitchargé de cinquante-huit livres, et avait pourquatre jours de pain, pour quatre jours debiscuit, pour sept jours de farine , et soixantecoups à tirer.
Derrière lui, des voitures traînaient encorepour six jours de vivres; mais on ne pouvaitguère compter sur ces transports, pris sur leslieux, qui eussent été si commodes dans unautre pays , avec une moindre armée , et dansUne guerre plus régulière.
Quand le sac de farine était vide , on l’em-plissait du grain qu’on trouvait, et qu’on fai-sait moudre au premier moulin , s’il s’en ren-contrait; sinon par des moulins à bras, quisuivaient les régiments, ou qu'on trouvaitdans les villages , car ces peuples n'en con-