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Tome premier.
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3i4 LIVRE VII.

» avait disparu devant elle ; mais cette ex-» périence ne faisait rien changer à la mar-» che : on partait donc tard, tous sur la» grande route, formant une'seule'colonne ,» et l’on s’avançait ainsi, dans le vide, jus-» que vers midi.

« Alors, derrière quelque ravin maréca-» geux, dontlesponts étaient rompus, et que» dominait le bord opposé, on rencontrait l’ar-» rière-garde ennemie prête à combattre. Aus-» sitôt les tirailleurs étaient engagés, puism les premiers régiments de cavalerie qui se» trouvaient là , puis l’artillerie ; mais le plus» souvent hors de portée, ou contre des Co-» saks épars qui ne valaient pas de pareils» coups. Enfin , après de vaines et sanglantes» tentatives , faites de front, le roi songeait à» mieux reconnaître les forces de l’ennemi ,« sa position , à manœuvrer, et il appelait>1 l’infanterie.

» Alors, après s’être long-temps attendu» dans cette colonne sans fin, on passait le» ravin sur la droite ou sur la gauche des» Russes , et ceux-ci se retiraient en tiraillant» jusqu’à une nouvelle position , où la même» résistance et le même mode de marche et» d’attaque nous faisaient éprouver les mê-» mes pertes et les mêmes retards.

» Il en était ainsi de position en position ,» jusqu'à ce qu’on en rencontrât une plus« forte ou mieux soutenue. C’était ordinai-