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Tome premier.
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CHAPITRE II. 3i5

» rement vers cinq heures du soir , quelque-» fois plus tard, rarement plus tôt ; mais ici,

» la ténacité des Russes et l'heure avertis-« saient assez que leur armée entière était là,

» déterminée à y coucher.

» Car il fallait convenir que cette retraite» des Russes se faisait avec un ordre admira-» hle. Le terrain seul la leur dictait, et non» Murat. Leurs positions étaient si bien clioi-» sies , prises si à propos , défendues chacune» tellement en raison de leur force et du temps» que leur général voulait gagner, qu’en vérité» leurs mouvements semblaient tenir à un plan» arrêté depuis long-temps , tracé soigneuse-» ment et exécuté avec une scrupuleuse exac-» titude.

» Jamais ils n’abandonnaient un poste qu’un« instant avant de pouvoir y être battus.

a Le soir, ils s’établissaient de bonne heure» dans une bonne position , ne laissant sous>> les armes que les troupes absolument né-» cessaires pour la défendre , tandis que le» reste se reposait et mangeait. »

Et Davout ajoutait : « que, loin de profiter” de cet exemple, le roi ne tenait compte ni“ de l’heure, ni de la force des lieux, ni de» la résistance ; qu’il s’opiniâtrait au milieu» de ses tirailleurs, s’agitant devant la ligne» ennemie, la tâtant de tous côtés ; s'irritant,11 donnant ses ordres à grands cris, perdant» la voix à force de les répéter ; épuisant

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