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Tome premier.
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5g4 LIVRE VII.

disperser, et nous laisser enfin revoir ce pe-loton de braves, maître sur ce vaste champ debataille, dont il occupait à peine quelquespieds.

Dès que les Russes virent, qu'on manœu-vrait sérieusement pour les attaquer, ils dis-parurent sans laisser de traces après eux. Cefut comme après Vitepsk et Smolensk , et bienplus remarquable, le surlendemain dun sigrand désastre : on resta d'abord incertainentre les routes de Moscou et de Kalougha;puis Murat et Mortier se dirigèrent à tout ha-sard sur Moscou .

Us marchèrent pendant deux jours, nemangeant que du cheval et du grain pilé, sanstrouver ni hommes ni choses qui décelassentlarmée russe. Celle-ci, quoique son infante-rie ne formât plus quune seule masse touteconfuse, nabandonna pas un débris : tant ilV avait d'amour-propre national, et dhabi-tude dordre , dans lensemble et le détail decette année , et tant nous fûmes dépourvusde toute espèce de renseignements , comme deressources, dans ce pays désert ettout ennemi.

Larmée dItalie savancait à quelques lieuessur la gauche de la grande route ; elle surpritdes paysans en armes qui ne surent pointcombattre : mais leur seigneur, le poignard àla main, se rua sur nos soldats, comme undésespéré ; il criait qu'il navait plus dautel ,plus dempire , plus de patrie , et que la vie