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Tome premier.
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5g6 LITRE TU.

II y eut un moment Bessières lui fit l'é-numération de tous les généraux blessés lejour de la bataille. Cette fatale nomenclaturelui fut si poignante , que , retrouvant sa voixpar un violent effort, il interrompit ce ma-réchal par cette brusque exclamation : « Huitu jours de Moscou , et il ny paraîtra plus. »

Cependant, quoiquil eût placé jusque-tout son avenir dans cette capitale, une vic-toire si sanglante et si peu décisive avait af-faibli son espoir. Ses instructions du 11 sep-tembre, à Berthier pour le maréchal Victor,montrèrent sa détresse. « Lennemi, attaqué» au cœur, ne samuse plus aux extrémités.a Dites au duc de Bellune quil dirige tout,« bataillons, escadrons, artillerie, hommesa isolés, sur Smolensk , pour pouvoir dea venir à Moscou . »

Au milieu de ses souffrances de corps etdesprit, dont il dérobait la vue à son armée,lfavout pénétra jusquà lui; ce fut pour sof-frir encore , quoique blessé, pour le com-mandement de lavant - garde , promettantquil saurait marcher jour et nuit, joindrelennemi, et le forcer au combat, sans pro-diguer , comme Murat, les forces et la vie deses soldats. Rapoléon ne lui répondit quenvantant avec affectation laudacieuse et iné-puisable ardeur de son beau-frère.

11 venait dapprendre quon avait retrouvél'armée ennemie ; qu elle ne sétait point re-