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Tome second.
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5o LIVRE VIII.

vaient ni reculer, ni demeurer; et commentavancer, comment s’élancer à travers les va-gues de cette mer de feu ? Ceux qui avaientparcouru la ville, assourdis par la tempête ,aveuglés parles cendres, ne pouvaient plus sereconnaître , puisque les rues disparaissaientdans la fumée et sous les décombres.

Il fallait pourtant «e liàter. A chaque in-stant croissait autour de nous le mugissementdes flammes. Une seule route étroite, tor-tueuse et toute brûlante, s’offrait plutôt commel’entrée que comme la sortie de cet enfer.L’empereur s’élança à pied et sans hésiter dansce dangereux passage. Il s’avança au traversdu pétillement de ces brasiers, au bruit du cra-quement des voûtes et de la chute des poutresbrûlantes et des toits de fer ardent qui crou-laient autour de lui. Ces débris embarrassaientses pas. Les flammes , qui dévoraient avec unbruissement impétueux les édifices entre les-quels il marchait, dépassant leur faîte, fléchis-saient alors sous le ventet se recourbaient surnos têtes. Nous marchions sur une terre defeu,sous un ciel de feu, entre deux murailles defeu !Une chaleur pénétrante brûlait nos yeux, qu’ilfallait cependant tenir ouverts et fixés sur ledanger. Un air dévorant , des cendres étince-lantes , des flammes détachées, embrasaient,notre respiration courte, sèche, haletante, etdéjà presque suffoquée par la fumée. Nos mainsbrûlaient en cherchant à garantir notre figure