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Tome second.
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CHAPITRE VIII. 151

hait fuite , et c’était un spectacle bien nou-v eau que Napoléon contraint de céder et defuir.

Plusieurs de nos alliés en jouissaient avecc ette secrète satisfaction qu’ont les inférieurs,de voir leurs chefs enfin dominés et forcésde plier, à leur tour. Ils se laissaient aller àcette triste envie qu’inspire un bonheur ex-traordinaire , dont il est rare qu’on n’ait pasabusé, et qui choque cette égalité , premierbesoin des hommes. Mais cette maligne joies’éteignit bientôt , et se perdit dans un mal-heur universel.

La fierté souffrante de Napoléon supposac es pensées. On s’en aperçut dans une haltede ce jour : là, sur les sillons raidis d’unchamp gelé et parsemé de débris russes etfrançais , il voulut, par la puissance de sesParoles, se décharger du poids de linsuppor-table responsabilité de tant de malheurs. Cetteguerre, qu’en effet il avait redoutée, 11 endévoua l’auteur à l’horreur du monde entier.Ce fut ***** qu’il en accusa • « c’était ce mi-" nistre russe , vendu aux Anglais , qui l’a-

vait fomentée. Le perfide y avait entraîné» Alexandre et lui ! »

Ces paroles , prononcées devant deux deSes généraux, étaient écoutées avec ce silencecommandé par un ancien respect auquel sejoignait déjà celui qu'on devait au malheur,dlais le duc de Vicence , trop impatient peut-