ï 5-i LIVRE IX.
être, s’irrita ; il lit un geste (le colère et (1 in-crédulité , et rompit, en se retirant brusque-ment, ce pénible entretien.
CHAPITRE IX.
De G-jatz , l’empereur gagna Viaznia endeux marches. Il y séjourna pour attendre leprince Eugène et Davout , et pour observer lechemin de Medyn et cl’Iouknow, qui déboucheen cet endroit sur la grande route de Smolensk ;c’était ce chemin de traverse qui , de Malo-Iaroslavetz , devait, amener l’armée russe surson passage. Mais le premier novembre, aprèstrente-six heures d’attente, Napoléon n’enavait aperçu aucun avant-coureur. Il partitflottant entre l’espoir que Kutusof s’était en-dormi , et la crainte que le Russe n’eût laisséViazma à sa droite, et ne fût allé lui couper laretraite à deux marches plus loin , vers Doro-gobouje. Toutefois il laissa Ney à Viazma ,peur recueillir le premier, le quatrième corps,et relever, à l’arrière - garde Davout qu’iljugeait fatigué.
Il se plaignait de la lenteur de celui-ci ; illui reprochait d’être encore à cinq marchesderrière lui, quand il n’aurait dû être attardé