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Tome second.
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CHAPITRE IX. 155

que de trois journées : il jugeait le génie de cemaréchal trop métliod que, pour diriger con-venablement une marche si irrégulière.

L’armée entière, et surtout le corps duprince Eugène, répétait ces plaintes : elle di-sait « que, par une suite de son esprit d’ordre et» d’opiniâtreté, Davout s’était laissé atteindre« dès l’abbaye de Kolotskoï ; que là il avait>’ fait à de misérables Cosaks l’honneur de se» retirer devant eux, pas à pas, et par batail-» Ions carrés , comme s’ils eussent été desi> lUamoloucks ! que Platof, avec ses canons ,» avait mordu de loin sur les masses profondes» qu’il lui avait présentées ; qu’alors seule-» ment le maréchal ne leur avait plus opposé» que quelques lignes minces qui s’étaient re-» ployées promptement, et quelques pièces lé-» gères, dont les premiers coups avaient suffi ;» mais que ces manœuvres, et des fourrages« entrepris régulièrement, avaient fait perdre» un tcVnps toujours précieux en retraite , et» surtout au milieu de la famiue , au travers» de laquelle la plus habile manœuvre était de» passer vite. »

A cela, Davout répliquait par son horreurnaturelle pour toute espèce de désordre : ellel’avait d’abord porté à vouloir régulariser cettefuite; il s’était efforcé d’en couvrir les débris,craignant la honte et le danger de laisser àl’ennemi ces témoins de notre désastre.

11 ajoutait : « qu'on ne songeait pas assez à