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Tome second.
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CHAPITRE XIII. 181

Les feux bien allumés, ils passèrent lanuit à se sécher au bruit des cris , des impré-cations , des gémissements de ceux qui ache-vaient de franchir le torrent, ou qui du hautde ses berges roulaiétat et se perdaient dansses glaçons.

C'est un fait honteux pour l'ennemi, qu’aumilieu de ce désastre, et à la vue d’un si ri-che butin , quelques centaines d’hommes lais-sés à une demi-lieue du vice-roi, et sur l’au-tre rive du Wop , aient arrêté pendant vingtheures , non-seulement le courage, mais aussila cupidité des Cosaks de Platof.

Peut-être l'hetman crut-il avoir assuré pourle lendemain la perte du vice-roi. En effet,toutes ses mesures furent si bien prises , qu’à1 instant où l’armée d’Italie , après une mar-che inquiète et désordonnée , apercevait Dou-khowtchina, ville encore entière, et se hâ-tait avec joie d’aller s’y abriter, elle en vitsortir plusieurs milliers de Cosaks avec des ca-nons qui l’arrêtèrent tout à coup. En mêmetemps, Platof, avec toutes ses hordes , accou-rut et attaqua son arrière-garde et ses deuxflancs.

Plusieurs témoins disent qu’alors ce fut untumulte, un désordre complet ; que les hom-mes débandés , les femmes, les valets se préci-pitèrent les uns sur les autres, et tout au tra-vers des rangs ; qu’enfin il y eut un instant oùCp tte malheureuse armée ne fut plus qu'une

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