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Tome second.
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iSa LIVRE IX.

foule informe, une vile cohue qui tourbillon-nait sur elle-même. On crut tout perdu. Maisle sang-froid du prince et les efforts des chefssauvèrent tout. Les hommes d’élite se dégagè-rent , les rangs se rétabllVent. On avança en ti-rant quelques coups de fusil, et l’ennemi, quiavait tout pour lui, hors le courage, seul bienqui nous restât, s’ouvrit et s'écarta, s’en te-nant à une vaine démonstration.

On prit sa place encore toute chaude danscette ville , hors de laquelle il alla bivouaquer,et préparer de pareilles surprises jusques au*portes de Smolensk . Car le désastre du Wopavait fait renoncer à se séparer de l’empereur :là , ces hordes s’enhardirent : elles enveloppè-rent la quatorzième division. Quand le princeEugène voulut la dégager, les soldats et leursofficiers, raidis par vingt degrés d’un froid quele vent rendait déchirant, restèrent étendussur les cendres chaudes de leurs feux. On leurmontra inutilement leurs compagnons envi'ronnés , l'ennemi qui s’approchait, enfin leshalles et les boulets qui les atteignaient déjà;ils s’obstinèrent à ne pas se lever, protestantqu’ils aimaient mieux périr que d’avoir à sup-porter plus long-temps des maux aussi cruels-Les vedettes elles-mêmes avaient abandonnéleurs postes. Le prince Eugène réussit cepen-dant à sauver son arrière-garde.

C’était en revenant avec elle sur Smolensk que ses traîneurs avaient été culbutés sur h’‘