CHAPITRE I. i 97
se découvrent tout entiers. Ils assaillent Saint-Cyr avec fureur. Dès les premiers feux, unede leurs balles atteignit ce maréchal. Il n'enresta pas moins au milieu des siens, ne pou-vant plus se soutenir, et se faisant porter. L’a-charnement de Wittgenstein sur ce point duraautant que le jour. Sept fois les redoutes quedéfendait Maison furent prises et reprises.Sept fois Wittgenstein se crut vainqueur ; en-fin Saint-Cyr le découragea. Legrand et Mai-son restèrent maîtres de leurs retranchements,tout baignés du sang des Russes .
Mais , pendant qu’à droite tout paraissait ga-gné, à la gauche tout semblait perdu : c’étaientdes Suisses et des Croates dont l’emporte-uient était cause de ce revers. Leur émulationavait jusque là manqué d’occasion. Trop ja-loux de se montrer dignes de la grande-année,ds furent téméraires. Placés négligemment enavant de leur position, pour y attirer Yactli-"il, au lieu de lui céder un terrain préparépour le perdre , ils se précipitèrent au-devantde ses masses, et furent écrasés parle nombre.Les canonniers français , ne pouvant tirer surcette mêlée, devinrent inutiles, et nos alliésfurent culbutés jusque dans Polotsk .
C’est alors que les batteries de la rive gau-che de la Duna ont découvert l'ennemi, etQu'elles ont pu commencer leur feu, mais ,’ l u lieu de l’arrêter , elles ont précipité saïnarclie. Les Russes d'Y’acthwill, pour éviter