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Tome second.
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199
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CHAPITRE I. 199

aide-de-camp arrive à toute bride de l'autrecôté du fleuve. Il annonce qu'une autre arméeennemie, celle de Steinheil, remonte rapi-dement sa rive lithuanienne ; qu elle renversela cavalerie française. 11 demande un promptsecours , sans quoi cette nouvelle armée vaparaître bientôt derrière le camp et l'envelop-per. En meme temps, le bruit de ce combatporte la joie dans les rangs de Wittgenstein ,et l'effroi dans le camp des Français .

La position de ceux-ci devenait horrible-ment critique. Qu’on se représente ces bravesgens resserrés par une force triple de la leur,sur une ville de bois, et acculés contre unegrande rivière , n’ayant pour retraite qu'unpont dont une autre armée menaçait l’issue.

Vainement alors Saint-Cyr s'affaiblit de troisrégiments, dont il dérobe la marche à Witt-genstein , et qu’il envoie sur l’autre rive pourarrêter Steinlieil A chaque moment le bruitdu canon de celui-ci se rapproche de plus enplus de Polotsk . Déjà les batteries qui, de larive gauche , protégeaient le camp français , seretournent et s'apprêtent contre ce nouvel en-nemi. A cette vue des cris de joie ont éclatésur toute la ligne de Wittgenstein; néanmoinsce russe est encore resté inactif. Pour com-mencer à son tour il ne lui a donc pas suffid’entendre Steinheil, il a voulu le voir paraître.

Cependant, tous les généraux de Saint-Cyr,consternés, l'environnent ; ils le pressent d'or-