CHAPITRE VI. . 245
Mais pour joindre ce nouvel ennemi , quiavait échappé à Schwartzemberg, ou queSchwartzeniberg avait peut-être laissé passer,car on ignorait tout, et pour échapper à Kutu-sof et à Wittgenstein, il fallait traverser laBérézina à Borizof : c'est pourquoi Napoléon envoie sur - le - champ (le 19 novembre, deDombrowna) àDombrowski , l’ordre de ne plussonger à combattre Hœrtel , et d’occuperpromptement ce passage. Il écrit au duc dePieggio de marcher rapidement sur ce mêmepoint, et de courir reprendre Minsk ; le ducde Bellune couvrira sa marche. Ces ordresdonnés , son agitation s’apaise , et son esprit,fatigué de souffrir, s’affaisse.
Le jour était encore loin de paraître, lors-qu’un bruit singulier le tira de son assoupis-sement. Quelques-uns disent qu’on entenditd’abord quelques coups de feu, mais qu’ilsétaient tirés par les nôtres pour faire sortir desmaisons ceux qui s’y étaient abrités, et pourprendre leur place : d’autres prétendent que,par un désordre trop fréquent dans nos bi-vouacs , où l’on s’appelait à grands cris , lenom de Hausartne , d’un grenadier, ayant ététout-à-coup fortement prononcé au milieud’un profond silence, on crut entendre le crid. alerte aux armes , qui annonce une surprisee t l’ennemi.
Quoi qu’il en soit, tous aussitôt virent ouc rurent voir les Cosaks , et un grand bruit de
9.1..