CHAPITRE VIII. ?-65
<‘l. cet orgueil’dun vainqueur, à qui l’habitudedes succès invraisemblables a fait croire toutPossible.
Ce qui les étonnait le plus, c’est qu’ils eus-sent été si dociles ; car tous ont été dignes delui, et ils ajoutent que c’est là qu’ils ont bienVu que ce ne sont pas seulement les grandesopiniâtretés, les grands desseins, les grandestémérités qui font le grand homme , mais sur-tout cette puissance d’y entraîner et d’y sou-tenir les autres.
Ricard et ses quinze cents soldats étaient entète, A T ey les lance contre l’armée ennemie, etdispose le reste pour les suivre. Cette divisionplonge avec la route dans le ravin, en ressort,avec elle , et y retombe écrasée par la premièreligne russe.
Le maréchal sans s’étonner , ni permettregu’on s’étonne , en rassemble les restes , lesforme en réserve et s’avance à leur place ; Le-dru, Razout et Marchand le secondent. 11 or-donne à quatre cents lllyriens de prendre enflanc gauche l’armée ennemie ; et lui-même,avec trois mille hommes, il monte de front àc et assaut. 11 n’a point harangué; il marche,donnant l’exemple , qui, dans un héros, estde tous les mouvements oratoires le plus élo-luent, et de tous les ordres le plus impérieux,fl ous l’ont suivi. Ils ont abordé, enfoncé, ren-versé la première ligne russe, et, sans s’arrê-ter, ils se précipitaient sur la seconde; mais,
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